Il y a une histoire que j'ai entendue aujourd'hui, là où je travaille, à l'hôpital, venant d'une de mes collègues que je connais depuis peu. Vrai, pas vrai ? Je n'en sais rien... Mais ce n'est pas la première histoire d'hantise que j'entends dans un centre hospitalier, en tous cas !
Ça se passe au troisième étage de l'hôpital où l'on se trouve. C'est une étage particulièrement tranquille, qui est construite sous la forme d'un "H". Il y a les soins intensifs adultes qui se trouvent à une extrémité: relativement petits, notre salle à café est placée tout près de là, puis un long corridor mène à l'autre extrémité de l'étage (l'autre bout du H) , où, sincèrement, on n'y trouve pas grand chose, à part une toilette, des salles de réunion, et des tas de salles vides qui étaient autrefois des chambres de patients. C'est la vieille partie de l'étage. Les murs sont décorés avec de la vieille tapisserie défraîchie, décorée d'animaux, la peinture s'écaille... J'en passe. Il y reigne une atmosphère de tristesse. Avant, cette partie du "H" hébergeait les petits patients ayant le cancer. Inutile de vous dire qu'il y avait plusieurs morts, régulièrement... De nos jours, la nuit, les lumières sont fermées. Ça reste peu éclairé, mais quand on a envie d'aller au petit coin, on doit affronter le noir et se rendre dans cette partie qui donne un peu la chair de poule, même le jour.
Mais imaginez-vous la nuit. Au-dessus de chaque porte de ce corridor, il y a une lumière qui reste éteinte en tout temps. Ça s'allumait en rouge quand quelqu'un sonnait la clochette d'urgence présente dans la chambre. Mais maintenant, les portes sont gardées barrées et les stores fermés, de manière à ce qu'on ne puisse pas voir dans la chambre.
Cette nuit-là, ma collègue travaillait. Après avoir mangé, elle s'est rendu dans l'autre extrémité de l'étage pour aller aux toilettes. Plusieurs lumières au-dessus des chambres se sont allumées. Comme si les sonnettes d'urgence étaient activées de l'intérieur des chambre. Elle s'est retournée à la salle à café (à la course ? Probablement). Elle a averti un agent de sécurité qui est allé vérifier les chambres. Tout était barré, les stores fermés, rien à signaler.
La nuit d'APRÈS, même pattern. Mais une seule lumière s'allume. Elle a pris son courage à deux mains "J'vais toujours ben aller voir...". Elle s'est dirigée vers la chambre. La veille, les portes avaient été vérifiées. TOUT était barré. Les stores de cette chambre étaient ouvert, de l'intérieur. Je pense qu'elle n'a même pas regardé au travers.
J'en ai la chair de poule...
Ailleurs, dans d'autres hôpitaux, j'ai aussi entendu dire qu'au moment de la mort de certains patients, les appareils qui nous donnent leurs signes vitaux ont des problèmes, se ferment par exemple.
Brr...